Chez Pikeo, nous aimons les aventures hors du commun. Avec JoNiOnTheRoad, nous sommes servi! Il faut une grosse dose de perséverance et une petite dose de témérité pour partir de France sur une moto, une 125cc précisément, en direction de l'Australie. En plein périple, les deux aventuriers ont bien voulu répondre à nos questions.
Sur le lac de Van, en Turquie
Qui se cache derrière JoniOnTheRoad?
Johanne et Nicolas (pour JoNi), un couple de 26
ans « On The Road » de Paris à Sydney au guidon d’une VanVan (moto
125cc).
Depuis quand êtes vous partis de Paris?
Quand pensez-vous atteindre Sydney?
Nous sommes partis le 31 août et
nous arriverons à Sydney probablement courant février, soit 6 mois après notre
départ.
Quand vous est venu
cette folle idée de parcourir Paris-Sydney en moto?
On nous pose souvent cette
question, on a toujours du mal à y répondre car on ne le sait pas vraiment nous
même. Ca commence par 5 mois passés en Inde à prendre goût au voyage. Retour à
Paris, deux ans de dur labeur et l’envie de changer le quotidien prend vite le
pas. Puis on achète une moto à Paris. Puis on a envie de partir en week-end en
moto. Puis on a envie de prolonger ces week-ends… Puis la route de l’Ouest nous
amenant juste à Brest, on décide de partir vers l’Est. En suivant la route, on
arrive logiquement en Australie. On a commencé à en parler, on nous a pris pour
des fous et des guignols. Du coup, on n’avait plus le choix, on a foncé et on
ne s’est plus posé de questions !
Parmi les pays que vous avez traversés, lequel vous a particulièrement marqué?
Ils nous ont tous marqué à leur
façon. Le premier choc culturel a eu lieu en Albanie, on ne s’y attendait
pas ! Drôle de pays, vraiment, en développement alors qu’au cœur de
l’Europe. La Turquie nous a surpris par sa modernité et sa diversité, le
Monténégro dont on n’avait aucune image nous as étonné par ses
paysages. L’Iran, bien sûr, c’était aussi un pays qu’on attendait au
tournant. On savait bien que l’image que les médias nous en donnaient était
faussée. L’accueil des iraniens était tout simplement exceptionnel tout comme
la beauté d’Ispahan, troisième ville du pays en nombre d’habitants. Enfin
Dubai, nous a aussi marqué à sa manière. Une ville certes délirante et assez
superficielle, mais aussi une vraie ville-monde en devenir.
Donc globalement vous avez reçu un très bon
accueil des populations locales ?
Oui, totalement. On passait assez inaperçu en
Europe, à part en Albanie où il y a très peu de touristes. Au fur et à mesure
que l’on avançait vers l’Est, l’accueil est devenu de plus en plus chaleureux.
C’est probablement en Turquie qu’on nous a offert le plus de choses : thé,
fruits… la population a été incroyable. Bon, on nous a aussi
« offert » un trognon de pomme lancé depuis le bord de la route, mais
bon, c’était des gamins ! En Iran, c’était la folie sur la route. Tous les
jours c’était klaxons, « hello » ou « welcome » hurlés par
la fenêtre et discussions à tous les arrêts. Dans certaines villes, on
provoquait même de véritables petits défilés de moto ! A Dubai, bon, on
passait pour des livreurs de pizza qui sont les seuls à moto !
Vous alimentez constament votre blog
et votre profil Pikeo avec de très beaux clichés. De quel matériel vous
servez-vous pour réaliser ces photos ?
On utilise un Canon 30D pour la
majorité de nos photos et parfois notre compact qu’on utilise plutôt pour les
vidéos, un Lumix DMC-FX35.
Qu'appréciez vous chez Pikeo ?
On apprécie (et nos lecteurs aussi) beaucoup les
diaporamas qui ont un côté fun proche de ce qu’on pouvait faire avec des vrais
photos étalées devant nous au moment de les regarder. Aussi, quelque que peu
d’utilisateurs de Pikeo soupçonnent mais qui est très important, le fait que
Pikeo, contrairement à d’autres sites de photo, ne soit pas censuré dans
certains pays récemment traversés, ce qui nous a bien aidé. Enfin, la mise en
avant de la géolocalisation des photos sur le site, nous paraît très pertinente
quand on est en voyage car elle permet aux gens de nous suiivre.
Pour finir, y a-t’il
une anecdote que vous aimeriez partager avec nous?
Contrairement à ce que l’on peut
croire c’est parfois les locaux qui nous demandent eux-mêmes qu’on les prenne
en photo. Une fois, nous roulions depuis le début de la journée dans le sud de
la Turquie quand on s’est arrêté dans une station essence au milieu de nulle
part, en face de la frontière Syrienne. On a vite attiré l’attention de toutes
les personnes de la station. Car comme d’habitude dans ce genre d’endroit, la
station service n’est pas qu’une pompe à essence mais aussi un lieu central de
socialisation, un café à ciel ouvert où l’on prend le thé toute la journée. On
s’est donc fait offrir le thé une fois de plus, et un papy à l’œil curieux et
au visage rieur a voulu en savoir plus sur nous. Il nous a demandé d’où l’on
venait et où on allait. Il ne m’a pas cru lorsque que je lui ai dit que nous
étions de Paris et que nous avions fait tous ces kilomètres en notre moto. Il
nous a même déconseillé de rejoindre la prochaine ville (située à 100 km) à
moto : « C’est trop loin »… ce à quoi un de ses amis lui a
répondu « Mais ils en ont déjà fait bien plus ! » Avant de
partir il a souhaité qu’on immortalise ce moment en prenant une photo ensemble.
Ce genre de rencontres, on en fait tous les jours ou presque et c’est ce qui
fait qu’on ne sent jamais seuls finalement.
Merci à Johanne et Nicolas !
www.on-the-road-again.com